Le PSMV dont on parlait récemment, ne concerne pas seulement les propriétaires mais aussi les commerçants.
Une restauratrice avait fait une demande pour installer une terrasse place Saint-Jean, face au transept de Saint-Amable. L’idée parue bonne à tout le monde d’autant que l’été les restaurants avec terrasse ne sont pas si nombreux à Riom.
Un dossier est déposé, avec un dessin qui montre l’implantation de la terrasse. Il aurait du être clair pour tout le monde que la dite terrasse devait être édifiée dans un délai court pour être en place pour l’été. Mais le temps administratif n’est pas le temps commercial et la commerçante qui réagit en chef d’entreprise et pas en responsable de service administratif construit sa terrasse.
L’effet est plutôt sympathique et rapidement la terrasse se rempli de touristes enchantés de pouvoir déjeuner ou dîner dans un tel lieu.
Mais, l’administration prend ombrage de cette hâte. Et bien sûr, cela ne va pas. Il faut laisser un passage le long des maisons et ne pas cacher le pied de la dite maison. Pourquoi un passage le long des maisons à cet endroit là où il ne passe jamais personne ? Et pourquoi doit-on voir le pied d’une maison dont l’intérêt architectural ne parait pas être la première qualité ? Hé bien, c’est le règlement.
La restauratrice dépose deux nouveaux projets, rencontre les services concernés mais n’obtient pas de réponse autre que : ça ne va pas ! Elle se demande toujours pourquoi.
Elle finit par recevoir une lettre recommandée du préfet qui lui enjoint de faire disparaître l’objet du délit. Celui-ci n’étant pas obéi avec assez de hâte, envoi la police, qui embarque, (c’est son travail même si ce n’est pas de gaîté de cœur) la redoutable délinquante.
La terrasse sera démontée rapidement après ce coup d’éclat préfectoral. A 15 jours de la fin de la saison. Etait-ce si urgent ? Le trouble à l’ordre public était-il si grave ? L’autorité de l’Etat était-elle bafouée si indiscutablement qui fallait d’urgence faire plier la rebelle ? Une décision administrative ne peut-elle pas faire preuve de sens de l’opportunité ?
Ses collègues commerçants ont pris cela comme une action de peu de bon sens et comme une véritable provocation. Et certain de se demander : pourquoi cet acharnement ? pourquoi comme ça? Et pourquoi la municipalité n’est-elle pas intervenue ? Certainement de mauvais coucheurs.
